Mes chers cousins,
J’ai observé un longue absence sur ce blog depuis un moi, je viens donc de passer un bon moment a tout relire depuis l’annonce du lancement de la marque Cluzel par Ségo…(courage !!!). J’ai été tout à tour ému (bravo Nico pour l’article sur Nanou, et Marie Christophe pour ton commentaire si juste comme d’hab…), amusé (bon annif Sacha !! Attention à la tête !!!, et toi aussi Oscar !!! Je te filerais une tapette a mouche pour embêter Pia !!!), et bien informé par la vie des uns et des autres, (Peyoche et ses vins alléchants, Alix et ses grosses strasbourgeoises), bien que je n ai pas trouvé de nouvelles concernant ni Totole, ni Mouline, ni Vir et François, bien peu sur Jérôme et Mathilde, sur Tim et sur Marie !!! Réveillez vous que diantre !!
Bien, ceci étant dit, comme promis par le titre, je reprends ma tradition blogesque de vous faire voyager sur un petit coin du monde, et aujourd’hui c est pas des moindres, puisque on parle du Rio chinois, le mythique Port aux Parfums, Hong Kong !!!
Hong Kong est depuis longtemps l’un des capitales d’Asie. Elle a prit quelque baffes ces dernières années entre la rétrocession, la grippe aviaire et le SARS, mais la ville, comme un mirage, est toujours là, cet accident de l’histoire prodigieux qui a abouti sur ce melting pot asiatique, le port parfumé comme l’indique son nom chinois.
Tous les expats en Chine doivent faire leur pèlerinage à HK pour les formalités, sans m’étendre sur le sujet, il faut s’y rendre pour avoir un visa de longue durée. Ce n’est pas pour me déplaire, le port mythique, plaque tournante de l’Asie, passage obligé des marins aventuriers, confins de l’empire britannique, me faisait rêver depuis longtemps déjà.
Hong Kong est une île, vraiment pas immense, et très très accidentée, avec de grands pics très pentus recouvert de forêts exotiques et touffues. L’île fait face à Kowloon, une péninsule. Derrière s’étende les Nouveaux Territoires, annexés plus tard, il s’agit d’une presqu’île, immense, aux côtes déchiquetées, aux montagnes luxuriantes. Rajouter à cela quelques trois cents îles parfois minus, parfois énorme, et cela forme tout le territoire de Hong Kong. Comme c’est très accidentés, on se concentre sur les côtes, pas franchement larges !
Du coup, sur l’île de Hong Kong, au centre-ville, la densité est affolante !!! Les rues sont très étroites, pas plus large qu’a Bordeaux, mais les immeubles font 35 étages pour les moins grands. Les premiers étages sont commerciaux, du coup on a des boutiques sur 3 ou 4 étages. Très souvent, dans tout le quartier d’affaires (Central) notamment, même les trottoirs ont deux étages !!! Des passerelles relient tous les immeubles entre eux, et se raccordent aux métros, à la gare routière, à la gare maritime, et même à un escalator immense, le plus grand du monde, qui remonte de la mer vers la montagne. Tout cela est très bien indiqué, facile à utilisé, très fluide. On sent l’influence anglaise : les gens sont polis, propres sur eux, éduqués, répondent par « Yes, sir ! », la majorité parlent anglais, on ne crache pas, on se pousse pas, on ne fume pas non plus. Je me promenais dans Central la tête en l’air, et vers le bas aussi puisque c est surélevé, et on passe d immeuble en immeuble sans s’en rendre compte, à l’abri de la pluie et du soleil. Il n’y a pas assez de place à Hong Kong, du coup on met des boutiques un peu partout. Dans le sous-sol du métro, au niveau de la rue, sur les premiers étages, sur les passerelles en haut, et sur tout les espaces compris entre ces espaces là !!
Les pubs traversent la rue avec des échafaudages incroyables qui tiennent comme par magie à des fils aux immeubles, et s’allument des néons prodigieux la nuit. Mieux vaux lever la tête pour trouver les boutiques, il y en a tout les étages !! La circulation est affolante, les taxis font vraiment british, et évidement on conduit à gauche. Les trams existent encore, des vieux trams plein de charme comme à Lisbonne, mais à deux étages !!! Tout comme les bus ! Et comme ya plein de dénivelés de partout à cause du relief, on se retrouve à tourner tout le temps pour monter ou descendre d’une passerelle, a faire des demis tours, on ne comprend rien !!! D’un coté, le mur végétal des montagnes bloque la perspective, comme à Rio, et de l autre, le port souffle son air marin iodé dans les rues, comme à Rio ! La végétation est impressionnante, luxuriante, exotique à souhait, dans le style du jardinage anglais…
Les immeubles, beaucoup sont des amas incroyables d’étages improbables, parfois tout lépreux, tout tordus, parfois un échafaudage de bambous recouvre le 10° au 14° étage ( ???), des plantes pousse dans les trous de la façade, et si on rajoute les pubs en néons accrochés un peu partout, les boites pour la clim, et le fait qu’il y a 30 étages sur une rue de 10 mètres de large, on hésite parfois à savoir si c’est pas du carton pâte ou si ca vas pas se casser la gueule….Quand c’est restauré, ils rajoutent des couleurs rigolotes, on a des immeubles roses et verts, certains rouge et jaune, certains bleu ciel…Parfois chaque appart à sa propre façade, ca fait comme si on avait pris des petites maisons toutes différentes, qu’on leur avait enlevé le toit, et qu’on les avait toute empilées les unes sur les autres !!!
Et en même temps, on a la pointe de l’architecture mondiale qui plante des grattes ciels a couper le souffle au milieu de ce fouillis urbain, la Banque de Chine, la HSBC, les assurances, les banques du monde entiers ont des immeubles rutilants, réfléchissants, qui paraissent encore plus grands depuis la rue. Et ils sont évidement illuminés la nuit de couleurs vives. Le grand high-tech au milieu du fouillis. Et ils trouvent encore la place avec tout ça de faire passer des passerelles un peu partout, de créer des squares et des places, blotties entre les immeubles qui on l’air de se pousser pour rester à leur place, et aussi des petit oratoires un peu partout, ou des temples, des églisesounettes toute mignonettes, et parfois, rarement, de superbes restes coloniaux…
Et tout cela prend tout son sens quand on traverse la baie et le port en Star Ferry, le vieux ferry qui assure la liaison avec Kowloon depuis la fondation de la ville, la montagne qui presse la ville contre l’eau, la ville qui s’accroche à la montagne pour pas tomber dans l’eau, le port bondé avec ses bateaux qui passe de partout, les grattes ciels qui brillent et sortent de la masse, comme si il essayaient de respirer, et tout cela dans la douceur du climat de début novembre, un bon 26°C, grand soleil, une vent tout doux, salé, qui donne envie de prendre un jonque et de traverser la mer de Chine jusqu'à Singapour ou a Djakarta, jusqu'à Manille ou Saigon…
Hong Kong combine les avantages de la métropole et de la ville moderne, et de l’île-état qu’elle est. Du coup, en un coup de bus, on traverse l’île de Hong Kong et on se retrouve de l’autre coté de la montagne, dans des baies superbes. La première est Aberdeen. Ce quartier me faisait rêver quand j’étais petit car il s’agit d’un port étroit entre deux îles, avec un abris anti typhons qui casse la houle, et qui est très abrité des vents. C’est donc depuis toujours un mouillage fréquenté, et notamment par des villages flottants de jonques et de sampans, et ça a étais rendu célèbre dans les films (Les Tribulations d’un chinois en Chine, les Anges Gardiens, pour ne citer que les français, mais aussi James Bond…) et puis parce que si vous ouvrez un livre de géo il y a toujours une photo de Aberdeen quelque part. C’est donc très émus que j’ai pris la navette gratuite jusqu’au célèbre Jumbo, un énorme resto flottant dans le port. Bon, j ai fait le tour du resto, et puis je me suis barré sans manger car c’est un truc de touristes et c’est assez cher, et donc je suis reparti par la navette. Cela m’a permis de faire le tour du port tranquillos, au milieu des sampans, et j ai enfin trouvé LA JONQUE. C est un peu pour trouver une jonque que j avais décidé d’apprendre le chinois. Il en reste encore quelques unes de traditionnelles dans le port d’Aberdeen à Hong Kong !!! Enfin !! Mais le quartier a beaucoup perdu de sa superbe. Le village flottant de sampans a été détruit ( ?) et remplacé par un port de plaisance moderne avec des grands yachts blancs et des voiliers certes beau mais qui me paraissent insipides…et les berges sont énormément construire, de grosses barres d’habitation d’une hauteur affolante, densité et terrain oblige..un pont autoroutier traverse le port…mais il y a aussi un passe-passe flottant…et les bateux de pêches, et quelques sampans, des chantiers navals, tout les services pour réparer un bateaux de circumnavigateur…Bonpapa et Bonne Maman, je sait que vous me lisez, cela vous aurait passionné !!
Bon, en continuant la route, je m’excuse de la longueur de ce post !! On croise sur la route des immeubles immenses, résidentiels, juste une tour de 40 ou 50 étages, perdu au milieu de la forêt…l intégration dans le paysage n’est pas toujours réussi ! On arrive aux baies du sud de l’île, Deep Water Bay, Repulse Bay et Stanley, aux noms d’histoires de Pirates !!! Certaines urbanisés avec des grandes barres résidentielles dos à la montagne, face à la mer, avec un trou immense au milieu de la barre pour pouvoir laisser passer le dragon qui parait-il, habite dans la montagne mais vas se baigner tout les matins…Les criques, les golfes, les îles, les montagnes sont exubérantes…un rêve pour naviguer entre potes…avec la vision menaçante du rail maritime qui passe entre les îles, en portant des rouliers et portes conteneurs immenses, incroyables, vers l’un des plus grands ports du monde…
J’ai également visité l’autre coté de l’eau, la péninsule de Kowloon face à l’île de Hong Kong. Le trajet en ferry est époustouflant, la vue de l autre coté est assez incroyable, la nuit avec les lumières c’est juste dingue. On passe devant l’hôtel Peninsula, l’un des plus mythiques d’Asie avec le Raffles de Singapour. On trouve tout ce qu’on imagine dans les films, les histoires, les légendes et les reportages sur les espèces en danger. Il ya des magasins spécialisé dans le luxe, a coté c’est de la contrefaçon, a coté de l’imitation, a coté du simili….Il y a des centres commerciaux avec que des tailleurs indiens à tout les étages pour faire faire des costumes sur mesure…Il a tout « l’équipement » que l’on peut espérer trouver a terre après trois mois en mer…Il y a toute l électronique du Japon, de Corée, de Taiwan. Il y des boutiques ou l’on vend des nids d’hirondelles des Philippines, des serpents de mers, des cornes de Rhinocéros d’Afriques, des carcasses de mangoustes, des flacons de venims, des racines de ginseng, des épices du Turkménistan, des sacs entiers de plantes que l on essaye de préserver à l’autre bout de la planète, des boutiques de poissons rouges des récifs coralliens, que sait-je encore ?? Au marché aux oiseaux, on croirait se retrouver dans un parc tel que Xavier imagine la cour du Petit Mayne. Des oiseaux multicolores qui cuicuitent dans leurs jolies cages en bambous chinois laqué, avec les petit pots en porcelaine de Chine pour leur foutre les graines…Ya aussi des stands avec des perroquets, des Aras du Brésil, des Gris du Gabon, des mainates de partout…c est assez fabuleux…
Voilà, depuis je suis rentré a Shanghai qui me parait bien fade depuis les parfums et les couleurs de Hong Kong. Mais je reviens doucement au rythme de la métropole pour de nouvelles aventures. Toujours pas de description de ces horribles chinois, encore désolé, mais ce post est suffisamment long comme ça.
Je vous embrasse bien tous bien fort !!
Marco