Voyage sur la lune
Vous connaissez Paracas, mais seulement une partie. Je voudrais bien vous envoyer des photos, mais je n’ai plus d’appareil, alors imaginés…
La péninsule de Paracas forme sa baie. Celle-ci est entourée de dunes de sable magnifiques, des sables rouges, foncés, sombres et plus clairs. C’est difficile de décrire les nuances de couleurs du paysage, mais il est sublime. A quelques centaines de mètres de la maison, il y a l’entrée de la réserve.
La plage oú l’on sort en Kite, est en partie dans la réserve. Hé oui on fait du Kite dans une réserve naturelle. Pas n’importe laquelle.
C’est une réserve immense, et totalement inhospitalière. On s’imagine toutes les dix minutes tomber en panne, et se retrouver paumé et isolé. On est en plein désert, entouré de dunes. C’est complètement dépaysant. Le sable est très fin, et change de couleur tout le temps.
Mais qu’es ce que l’on peut faire là-bas? La réserve de sable plonge dans la mer. Les dunes sont coupées nettes, rongées par la mer. Il y a d’ailleurs un spot oú il existe une sorte de formation rocheuse creusée par la mer, cela donnais une sorte de pont entre la côte et une petite île. Je dis donnais, car le « pont » s’est malheureusement écroulé avec le tremblement de terre. Le lieu reste magnifique. C’est également un refuge de cormorans qui se laissent planer par le souffle chaud au dessus des dunes. Il n’y a plus d’otaries comme avant le tremblement de terre, mais on a pût voir qq dauphins.
Il y a également des marrés-salants. Un des bassins est parfois utilisé pour faire du Kite. L’eau est terriblement salée il paraît.
Encore un peu plus loin, en 4x4 on peut accéder à une plage. Le lieu est totalement isolé, les vagues conséquentes et le dépaysement garanti. Je n’avais jamais vu des paysages comme ça. C’est troublant, et loin de ce que l’on peut s’imaginer.
Pour couronné le tout, on est monté en haut de la plus haute dune pour apprécier le coucher du soleil. Je peux vous dire que la dune du Pyla ne fait pas vraiment le poids à côté. Voir le soleil au milieu du désert se couché dans une baie lunaire se passe de commentaires.
(Les couchés sur le bassin sont quand même pas mal non plus)
Sur la route de Zorrino
On part sur d’autres horizons : les Andes. Oulala, c’est du sérieux. En comparaison les Alpes et nos Pyrénéens sont de petites collines. Les Andes donnent une sensation de grandeur incomparable. Elles sont vastes et permettent une vision très étendue.
J’ai atterrit à Cusco. L’aéroport est déjà à 3'300 m. Les sprints ne sont pas conseillés à la sortie de l’avion. Il suffit de faire qq pas dans une montée pour se rendre compte, qu’il vaut mieux s’arrêter pour souffler.
Le but été de rejoindre Quillabamba, pour rencontrer des fournisseurs de cacao. Pour ça il faut faire qq heures de camionnette pour y arriver. La route est asphaltée sur une portion, le reste est en piste acceptable. J’y suis allé, la semaine dernière, en plein saison des pluies. Pour vous donné une idée les rando pour le Machu Picchu sont interdites pendant ce seul mois de l’année.
Les pluies dans les Andes impliquent des « desrumbes », des écoulements de terrain. La route en est juchée. Il vaut dormir de temps en temps, parce que l’on regarde chaque rocher de façon douteuse. C’est parfois des terrains de foot entiers qui se détachent de la montagne et s’écroulent sur la route. Il y a des écoulements partout, parfois dans les tournants qui rendent la route plutôt flippante. On passe des cols, longe des ravins… Et bien sûr la route est coupé par un écoulement qui nous laisse pas le choix. « Heureusement », un passager « connaît », une « route » alternative. Là aussi j’ai flippé. La camionnette s’aventure dans des couloirs qui ne donnent pas de possibilités de faire demi-tour. Le chemin est bourré d’ornières et longe des ravins gigantesque. On demande la route à tous les passants que l’on croise. A part une petite erreur on s’en sort avec 2h de cette route douteuse. L’erreur consistai à faire marche arrière dans un tournant à 5cm d’une chute de 500m. Ouf, la route reprend. On a fini par arriver après une crevaison en pleine nuit en haut d’un col…
La semaine à été semés de RDV, de visites de fermes,… ça je le garde pour moi.
Je suis rentré à Cusco naze. J’avais une soirée à passer dans la ville des Incas, avant de reprendre un avion pour Lima. C’était le jour de la St Valentin, alors la ville était en ébullition. J’ai passé une bonne soirée avec un limeño, à arpenter les bars, essayé d’éviter les touristes, et « danser » la salsa. Je suis assez mauvais, mais j’ai pu un peu pratiquer.
Le matin j’ai eu qq heures pour faire un short tour dans Cusco. Attention de ne pas être trop pressé, je pourrais tomber dans les pommes… Il faut voir cette ville. C’est Cusco, la ville des Incas, rasé probablement par Pizarro, qui a reconstruit la ville sur les ruines. Les maisons sont sur des fondations Incas, mais sont typiquement espagnole. La ville ressemble un peu à Trujillo, avec une sorte de plaza mayor, ces églises… Les églises ont remplacées les temples. Notamment le temple du soleil.
Pourquoi, « sur la route de Zorino ». Vous devez connaître Zorino ?? Bref, juste pour dire que l’on croise encore dans la pampa de véritables « clichés » péruvien. Des gars sortent de nulle part, parfois au milieu de la route, et sont habillés localement, en couvertures multicolores. Je ne pourrais pas décrire leur authenticité.
Que votre semaine soit agréable,
Je vous embrasse bien fortement,
Un saludo,
Tim