Voici une nouvelle du Tim around Peru. Je suis parti dans le nord du Pérou pour continuer à prospecter. Je suis allé chercher une variété très rare de cacao dans la région de Piura. C’est une zone frontalière avec l’Equateur. Et comme tout le monde sait, il y a en ce moment des inondations terribles là-bas. Du côté péruviens, ça allait encore, mais certains passages sont assez tendu.
Pour trouver du cacao, il faut toujours s’enfoncer très loin dans l’arrière pays. Le pire c’est que plus tu t’éloignes, plus le cacao est bon, mais plus tu avances, plus il faut traverser des rivières, et éviter des écoulements de terrains. C’est comme ça que l’on est parti en 4x4 à 2h de route de Piura, au milieu de la brousse. L’eau montait de plus en plus, et même en ville à Piura les autorités avaient fermées les ponts de la ville. Il y a deux ans le courant en a emporté un avec une cinquantaine de voiture…
Les premiers passages à gués était franchissables, bien que l’eau monter jusqu’au niveau des portières. Tout aller bien jusqu’au moment ou on a dû faire demi-tour. Des dizaines de voiture attendaient de voir s’il était possible de traverser la rivière, celle-ci plus consistante que les autres. On était la deuxième Jeep sur les milieus mais aucune n’a voulu tenter le coup, malgré les encouragements de la foule. Tout le monde attendait la première voiture, pour évaluer si eux pouvaient passer. On a préféré faire demi-tour, plutôt que de risquer de se faire emporter par le courant.
On s’est dirigé vers un autre passage, qui était d’autant plus impraticable. Mais cette fois-ci, ils y avaient des gars qui avaient construits un radeau avec des chambres à air, afin de faire traverser des passagers, et tout type de marchandise. La plantation que l’on voulait voir n’était pas loin du gué, alors on est montés sur le radeau, pendant que les gars tentaient tant bien que mal de nager avec l’embarcation pour rejoindre l’autre rive. De l’autre côté des motos-taxis nous attendaient (tricycle à moteur). On en a prit un pour avancer au milieu de la jungle, et se rendre sur une plantation de cacao. La variété qui y pousse est vraiment intéressante, et j’espère bien pouvoir exporter un container bientôt. On est revenu avec le planteur et ces sacs de cacao, qu’il a chargé sur le radeau. Vous n’imaginez surement pas le chemin qu’a suivi le cacao avant d’atterrir dans votre tablette.
Le lendemain j’ai pris un bus pour refaire le même trajet. La coopérative que je voulais voir, n’avez pas beaucoup de fond, alors j’ai dû aller les chercher jusqu’au milieu d’un coin perdu pour voir se qu’ils me racontaient.
Je peux vous dire que ce n’est pas évident de trouver des connexions de bus pour rejoindre une bourgade foireuse au milieu de rien, surtout en pleine saison des pluies. Les différents trajets ont été assez épiques, je vous l’assure. Surtout que je ne pense pas aujourd’hui travailler avec cette coopérative qui n’a pas suffisamment d’expérience pour avoir confiance en elle. Les passages de rivière en bus, et les progressions sur des terrains clissant, et accidentés ne sont pas des plus rassurants. Heureusement que le chauffeur faisait une prière à chaque églises que l’on voyait, et caressé amoureusement le saint qui pendait à son rétroviseur.
Je vous embrasse bien fort,
En attendant de vos nouvelles,
Tim
PS: Je pars réglé les pbs colombiens la semaine prochaîne