Ce post est dédié à ma chère et tendre soeur
Cartagena, la heroica
Chers cousins,
Depuis le dernier post pas mal d’histoires me sont arrivées, et notamment celle d’arriver en Colombie. Mais je ne vais pas pouvoir tout vous raconter. Je ne vous raconterez pas le festival de théâtre ibéro-américain, ni les contes que j’ai pu écouter, ni le combat de catch que j’ai vu, ni même comment je me suis retrouver en pleine nuit en train de barboter dans une source d’eau chaude…
C’est dommage parce que je n’ai plus d’appareil photo, alors je ne pourrais même pas vous montrer quoique se soit en rentrant. Mais je le garde pour moi. Et je garde encore beaucoup de chose pour moi, et moi seul. Et oui je vis pas mal de chose extraordinaires, mais je les vis seul. Le goût en est plus amer, mais laisse quelque chose de plus profond, bien que je regrette de ne pas pouvoir le partager. C’est frustrant, mais c’est comme ça. On ne peu pas tout avoir.
Je vais commencer par le présent. Je suis actuellement dans un immeuble au 16ème étage, qui surplombe toute la magnifique baie de Cartagena. La vue ne laisse pas beaucoup de mots. Cartagena est une ville coloniale impressionnante par son histoire, et richissime du temps des espagnols. De là partait tout l’or, les émeraudes (spécialité colombienne) vers l’empire espagnol. La ville est donc fortifiée, et a résistée à de nombreuses attaques. Francis Drake a notamment tenté sa chance. Ici vit Garcia Marquez, viens Montoya, venait Botero… Si vous avez vu « Amours au temps du Choléra », c’est là que ça se passe.
Mais comment je suis arrivé là ? Et bien figurez vous que notre illustre famille a une branche qui s’est largement développée de ce côté de l’Atlantique.
Il faudra surement des explications bien compliqués, mais il y a une relation, certes indirect, mais relation bien réelle. J’ai eu à chaque fois des démonstrations différentes selon les personnes interrogées, mais j’ai retenu que cela viens des Carles de Gramat. C’est plus précisément du côté d’Yves Carles. Si je ne me trompe pas, Yves est le papa de Christiane Lafitte. Et c’est par les Lafitte que j’ai retrouvé cette branche familiale. Christiane a vécue ici. Je ne sais pas trop mais du côté Gramat il y a un ancêtre Roman qui a fait naufrage au large de la Colombie (il aurait été Planty, il n’aurait surement pas fait naufrage), et il a atterrit à Cartagena. Il s’est lancé dans un laboratoire pharmaceutique, qui a très bien fonctionnait. Très, très, bien même. Sa descendante Soledad, a était épouse d’un président très apprécié (Rafael Nuñez). D’ailleurs un des noms de Gramat, est Soledad. Vous demanderez aux très très vieux, ils vous diront peut être…
Il y a ici le « cola Roman », la rue Roman… Bref ils se sont bien installés. J’été hier dans une des maisons de la famille, nuestra familia, qui est une sorte de palace arabe, en parti importé d’Espagne (d’où l’influence arabe). Quelque chose d’incroyable, azulejos, patio, jardin gigantesque… J’ai été reçu en grande pompe.
Et il y a deux jours, on a pris un bateau, pour aller rejoindre une autre de leur demeure dans les « islas del Rosario ». Leur maison donne sur l’eau, une eau turquoise évidement, dans une sorte de lagoon, coraux... Je ne sais pas comment vous le décrire, mais l’idée que l’on se fait des Caraïbes en est assez proche. Bref esssstraordinnaire.
Bien que très fortuné la famille n’a pas perdue son hospitalité et sa capacité à se réunir. On a passé une après-midi de pâques plutôt relaxante.
Et comme je suis ici pour travailler, et bien devinez sur qui je suis tombé ? Un ami de nuestra familia est le Grand Patron de la plus grande entreprise chocolatière du pays. Pas mal !
Je passe de très bons moments ici, et j’ai été accueilli du mieux que l’on pouvait. Si vous croisez les Lafitte, ou les Carles de Gramat, veuillez svp les embrasser du mieux que vous pourrais.
J’ai eu une grosse pensée pour vous à Pâques. En me baladant, je suis rentré dans une église ou il y avait la procession, et c’était le moment ou l’on allumé les bougies. Cela m’a rappelai quand on s’efforcé, de garder au moins une bougie allumée, jusqu'à la fin de la messe. Mais j’ai été déçu, personne n’en a gardée allumée plus que le temps indiqué. J’espère bien que vous avez conservé et respecté notre tradition. Cela me paraît important, et veuillez svp enseigner ceci à tout le monde !
Que vous dires de plus ? Si bien sûr, vous rassurer sur l’état de la sécurité. Hé bé sincèrement, je trouve ça plutôt plus sûr que Lima. Premièrement les problèmes avec Venezuela et Equateur sont résolus. Ils ont fait el « concierto de la paz » (Juanes, Sanz, Bosé et d’autres artistes très connus), et tout va bien.
Bogota est une ville hyper développée, avec ces lignes de bus supers modernes, ces pistes cyclables… Bon d’accord, certes je ne vais pas m’aventurer dans les quartiers chauds, mais l’ambiance est très relax. Les taxis ont des compteurs… Le seul indice, c’est qu’on vérifie à l’entrée de beaucoup d’établissement si tu ne rentres pas avec une arme, mais c’est tout. Le président Uribe, a fait, paraît-il reculer considérablement la guérilla. Certains disent que « ce n’est plus le même pays », « la sécurité s’est améliorer de 90% »... Vraiment je ne me sens pas en insécurité.
On sent le business partout, tout le monde est au téléphone, ça construit de partout, ils y a des bars branchés, c’est un pays qui bouge. Après, de savoir si ça bouge pour tout le monde, je ne sais pas. Il y a probablement des inégalités gigantesques, mais on voit que le pays se développe. Après, il y a les américains dans tout ça, mais les gens ont l’air plutôt heureux.
Ici c’est le café qui est roi, « Café de Colombia », ça ne vous dis rien ? Le petit planteur avec son âne ? Et bien il a un nom, c’est: Juan Valdez, c’est une chaîne du genre Starbucks, qui fait fureur. Elle est contrôlée par la « Federación » qui taxe tous les grains de café, exportés, produits… C’est un organisme d’Etat, mais ils font du business comme les autres, et en plus font payés tout le monde. Pas très fair, mais ça, c’est « Café de Colombia ».
Un abraço muy fuerte,
Tim