Récit d’un « burkinabé »…
Comme vous les savez tous je suis parti pendant 15 jours au Burkina Faso avec l’association Tivoli Sans Frontières. Voici donc le conte rendu de ce petit séjour.
Départ le 14 février depuis Mérignac nous partons avec deux heures de retard en raison du vent qui empêche la descente d’un grand malade. Arrivé à Paris nous passons prioritaire à tous les contrôles pour avoir notre avion pour Ouagadougou qui nous attends avec les passagers depuis plus d’une heure. Enfin c’est le départ de France.
Arrivés au Burkina à 23h00 heure locale (soit minuit) la moitié du groupe composée de 42 personnes) monte dans un minibus africain avec des bagages sur le toit. L’autre moitié, dont je fais partis, attend le retour du bus pendant une heure. On charge de nouveaux la galerie avec le plus de sac possible puis on charge le coffre et enfin on monte à 16, les uns sur les autres, dans le bus. Puis en route pour le centre gambie ou l’on passe la nuit, seulement le bus refuse d’avancé, il faut le poussé. Arrivé au centre nous prenons un repas puis nous visitons nos lieux de résidences pour la nuit, les commentaires fusent : »c’est rustique… Les douches sont dégueux…. Etc.… ».
Départ le lendemain pour le village de Lourgou à 9h00 HL. Arrêt a Kongoussi pour le déjeuner puis arrivé à Lourgou vers 16h30. Nous sommes accueillis par des chants. Nous montons nos tentes puis nous assistons à la cérémonie de bienvenue. Première douche avec un demi seau d’eau et premier repas.
A partir de là nous perdons complètement la notion du temps, nous commençons la construction du dispensaire et de la maison de l’infirmier avec des maçons burkinabé et bien sur les aléas de l’Afrique : pas de parpaing on savait pas qu’il en fallait, pas d’eau mais les femmes vont en cherché etc.….
Chaque jour est organisé de la même manière, début du chantier à 7h30, repas à 12h, sieste jusqu’à 16h30 puis chantier jusqu'à la nuit tombée. Pendant la sieste nous dormons mais surtout nous jouons avec les enfants. Chaque matin notre médecin et nos infirmières s’occupent des consultations sur la population. En moyenne ils ont vu 250 personnes par jour.
Nous assistons à une messe burkinabé, très rythmée par les chants et nous visitons une mine d’or. Dans celle-ci la révélation de l’or ce fait- au mercure, les hommes le mette dans la bouche pour sortir les surplus et respire les vapeurs lors de l’évaporation. Les hommes descendent aussi dabs des galerie non étayées à 20 m de profondeur pour remonter des cailloux que les femmes cassent avec des pillons de 12kg.
Après presque 15 jours à Lourgou, nous retournons verts Ouagadougou, le chantier est terminé, la population nous remercie mille fois, puis nous remontons dans le bus en silence, avec émotion, nous savons que nous ne reviendrons plus dans ce village. Retour au centre gambie, cette fois les commentaire sont : « ya l’eau courante, l’électricité, c’est le luxe. »
Dernier jours au Burkina nous achetons des souvenirs puis nous partons pour l’aéroport à 20h00 ou l’embarquement est très long 1h de queue. Nous partons avec 45 min de retard de Ouagadougou puis arrivée à Paris nous sommes encore en retard, l’avion nous attends depuis 1h et enfin arrivés à Bordeaux
En résumé ce fut un voyage fabuleux plein de rencontre avec une population très généreuse malgré sa pauvreté. J’ai adopté la philosophie du « yélé kayé » (ya pas de problème). L’ambiance de notre groupe était très sympa, j’ai énormément sympathisé avec le futur beau frère de Jérôme.
Le retour à la civilisation est un peu rude, je me réhabitue petit à petit au confort français, mais au fond de moi je regretterai toujours ce petit village de brousse ou la vie est bien difficile pour eux mais beaucoup plus simple pour nous, ou l’on vie au jour le jour et ou l’on ne pense pas à nos problèmes tellement ils sont dérisoire.