Chers tous,
Je voudrais vous soumettre un petit plan de we testé par mes soins.
Partir le jeudi matin, journée de la femme, férié en Ouganda (hé).
Prendre la direction de Sipi, avec ses cascades spectaculaires, sur les flancs du volcan Mont Elgon, frontière avec le Kenya.
En chemin, visiter une usine d’égrenage de coton indienne vraiment pourrie !
Puis s’installer dans un lodge charmant tout en bois sans électricité mais avec des terrasses et des vues sur les chutes d’eau.
Admirer le coucher de soleil depuis les pentes du Mont Elgon, avec les feux de brousse bleutés s’élevant dans la plaine en contrebas, et attendre que s’allume les étoiles….
Le lendemain, prendre la voiture d’un pote et faire un aller retour de 80 kilomètres pour parler 5 min avec un indien et voir un coton moche et cher, super.
Pour cela, faire une route magnifique tout seul sur les pistes en longeant la frontière kenyane.
Retrouver ses potes à Mbale, petit centre provincial a l’architecture toute mignonne, à mi chemin entre le Farwest US et le Penjab indien.
Décider sur un coup de tête de rejoindre Murchison Falls National Park, càd exactement a l’autre bout du pays, à la frontière avec le Congo. Et ce en une après midi, par les pistes du Nord limite au niveau sécu (d’après l’ONU).
Bon, cahoter toute la journée et croiser les camions du Programme Alimentaire Mondial, manquer de faire deux accidents, soulever une poussière du tonnerre, essuyer une tempête tropicale, éviter les vaches aux longues cornes et les chèvres.
Dormir enfin dans un endroit calme après avoir passer toute la journée dans la voiture.
Se lever aux aurores et enfin passer la porte du plus beau parc naturel d’Ouganda.
Traverser une forêt humide puis sèche sur 70 kilomètres, par les pistes, jusqu’au Nil Victoria (c’est celui qui va du Lac Victoria au Lac Albert).
En chemin, rigoler avec les troupes de babouins, effrayer les antilopes, admirer les oiseaux multicolores, éviter les phacochères.
Puis embarquer pour deux heures de bateau en remontant le Nil. Admirer les groupes d’hippos, qui vous regardent d’un œil mauvais en bronzant entre les papyrus, les crocos, qui ouvrent bien grand leur gueule histoire de te rappeler que tu es un morceau de viande, les oiseaux qui vivent sur les berges (aigles pêcheurs, anhingas, guêpiers, martins pêcheurs et y en a tant), les cobs des marais (une antilope) qui broutent les herbes derrière les crocos, les phacochères qui gambadent.
S’arrêter au pied des chutes Murchison, ou le Nil, avec un débit qui ne doit rien envier a celui de la Garonne à Bordeaux, ou du Rhône à Lyon, s’engouffre furieux dans un couloir de 6 mètres de large en zigzag, une puissance a tout casser, qui arrêta les explorateurs pendant longtemps. C’est d’ailleurs ces chutes qui font que les perches du Nil n’étaient pas présentes dans le Lac Victoria avant qu’un ouf ne les y introduise.
Au retour, admirer les éléphants sortir de la brousse pour se baigner en famille dans le Nil. Eviter de trop s’approcher même en bateau car Papa n’a pas l’air d’accord.
En fin d’après midi, se perdre seuls dans le parc. Décider qu’un guide c’est trop cher et qu’on verra bien des animaux quand même. Arrêter de compter les impalas, les phacochères, les diks diks, les antilopes qui gambadent un peu partout.
Se balader à pied dans la savane avec un groupe de girafes, avec tout le respect, seul au monde au milieu de la nature, aucune autre personne que mon pote et moi à des kilomètres à la ronde. Observer ces grandes dames élégantes, majestueuses, silencieuses.
Puis un peu plus loin, tomber nez à nez avec un groupe d’éléphants dans la brousse, les regarder traverser la piste à 10 mètres un peu inquiets tout le même, surtout que le grand mâle nous regarde de travers nous semble t-il.
Le soir, admirer le coucher de soleil sur le Nil et dîner tranquillement dans un lodge tout en bois, perdu dans la nature, le même que dans Le Lion de Kessel.
Le lendemain, refaire 60 kilomètres à travers le parc. Avoir la chance de pas avoir de guide mais de quand même voir un lion, et non non pas une lionne, un vrai gros lion mâle a crinière courir dans la savane. Un privilège rare dans ce parc ci.
Retrouver un groupe d’éléphants en pleine savane ouverte. Et se rendre compte que nous sommes entre un groupe de 8 éléphants et un de 15 girafes. Grand moment.
Puis finalement repartir vers Kampala.
Faire 200 bornes en 4 heures sur une route pleine de nids de poule.
Rentrer enfin a Kampala et avoir le courage de boire une bonne bière « Nile » pour s’en remettre.
Bisous à tous,
Marco