Il y a quelques temps que je n’ai pas donnés de nouvelles, et ici les évènements se succèdent, alors en voici :
En 20 jours il m’a été difficile de tenter une sortie nocturne et d’essayer une salsa avec une jolie latina. Mais l’occasion s’est finalement présentée. On est sorti avec Tom, un collègue australien de bureau, et Martin, un péruvien bien connecté. Grace à lui, il nous a été bien facile de rentrer dans différentes boîtes de Lima sans payer ni même faire la queue. Je ne vous cacherez pas qu’il avait des fréquentations douteuses, mais pratiques tout de même. Il nous a fait rencontrer tout le « beau monde » limeño, dont son ami stripteaseur colombien ! Une grosse baraque qui organisait notamment un défilé de bikini dans une des discos où l’on est allés…
En Europe tout le monde, garçons-filles mélangés se retrouvent sur la piste. A Lima, sur la piste de dance, il n’y que les couples. Vous pouvez en déduire que pour tenter une salsa, il faut évidement inviter à danser. Après quelques « pisco sour » cela se fait tout seul, mais change de nos petites habitudes.
Le lendemain fût une journée forte en découvertes. Martin notre guide, un limeño de classe moyenne, nous a invités, tout naturellement à l’anniversaire de son grand père !
Je ne sais pas si vous avez vu Babel, mais cette fête ressemblait fortement à celle qui est tournée au Mexique. La famille avait tout prévu, banda, danses traditionnelles de Huánuco (leur région), serveurs…et pachamanca. Un plat péruvien typique à faire rougir notre cuisine de cochon familiale. Je peux vous dire que j’ai assisté à toutes les étapes de sa préparation.
Un trou est creusé au préalable et remplis de pierres qui sont chauffées pendant des heures. Le temps de prendre de nombreux « pisco sour », préparé par le meilleur serveur de l’année, engagé pour l’occasion.
Les pierres utilisaient sont transmises ainsi que la recette, et la préparation de la pachamanca de père en fils. Une fois les pierres bien chaudes, on place entre elles des larges morceaux de cochon. On procède par étages des pierres, du cochon, des pierres… Le cochon, au préalable à macéré plusieurs jours dans un jus que seul le chef connaît. Les pierres et le cochon sont couvertes des maniocs et pommes de terres. Le tout est recouvert de feuilles de bannes, et enterré pendant une heure… En sirotant un verre la terre fume des odeurs splendides.
Le tout est ressortir pour être dégusté rapidement, les gourmands qui s’y connaissent restent là pour gratter les restes de cochon encore accrochés aux pierres. Mes enfants je peux vous dire que c’est un vrai délice.
Mais bref, je voudrais accélérer mon récit. Je ne vous direz donc pas comment des cousines de Martin voulez se marier avec nous (Tom y Tim), poussées par tous les mafiosis de 70 ans de la famille… Je m’en suis sorti indemne.
Je ne vous direz pas non plus tous les problèmes que j’ai eus avec le bus de malheur pour traverser la cordillère des Andes. En temps normal ont fait trois climats extrêmes en 7h : le désert de Lima, les sommets à plus de 4000m, et la jungle. J’ai mis 23h…
La semaine qui a suivi à était dédiée à visiter des zones de production encore allègrement occupées par les champs de coca, malgré tous les programmes en place. Le Pérou est le deuxième exportateur… J’ai suivit une coopérative très impliquée dans le commerce équitable et l’agriculture bio, ainsi qu’une ONG locale pour le développement de l’agriculture (Recursos Globales). On a traversé une grande région, de Tingo Maria, au centre du Pérou, jusqu’à Pucallpa au bord d’un affluent de l’amazone. Grandiose, paysages magnifiques et compagnies… Le déjeuné avec les futurs producteurs de cacao était mémorable…
On a visité tous les différents Alcaldes (maires) corrompus a « vu de nez » par les narco-narficants. Je suis un peu critique, mais ils avaient des comportements bien étranges. On a traversé le fleuve en mettant la voiture sur un bateau, on a escorté des paysans qui devaient allés d’urgence chez le médecin… Le tout en jeep, lancées à pleine vitesse dans des endroits paumés croisant parfois des « militaires » et des postes isolées…
Mais j’ai autre chose à faire que vous écrire,
Je vous aime également,
PS : Joyeux anniversaire Jéjé