Voici enfin quelques impressions sur Mexico, la ville aux mille visages Cela fait maintenant près de trois mois que nous sommes arrivés à D.F. et nous nous y sentons mieux de jour en jour. Le moins que lon puisse dire cest que tout ça nous change de Vevey! Mais dans leurs oppositions, les deux villes ont chacunes beaucoup de choses à offrir. Nous avons connu le calme plat en Suisse, Mexico est une ville qui ne dort jamais. Ici, pas de débat pour savoir si oui ou non les magasins peuvent ouvrir le dimanche! Tout est ouvert tout le temps (sauf peut-être le matin) et cest bien agréable Il y a une activité impressionante, les rues sont pleines de monde, et on voit tous les boulots possibles et imaginables: cireurs de chaussures, vendeurs de tacos, jus de fruits ou autres, marchands ambulants qui proposent de tout (des journaux aux billets de loterie, en passant par les machines à calculer et les tablettes pour prendre son petit déjeuner au lit ), serveurs aux terrasses, musiciens, vigiles qui exhibent leurs grosses mitraillettes, flics qui ne font rien, valets de parking ou proprios de parkings publics qui agitent des drapeaux rouges, musiciens et jen passe. A cela sajoute le traffic impressionnant, les passants et les chiens (il y en a un paquet!) qui forment ensemble un désordre joyeux et bruyant. Les mexicains aiment tout ce qui fait du bruit! On ne compte plus les klaxons musicaux, sirènes stridentes et bips en tout genre La moindre vieille voiture pourrie possède une alarme digne dune Ferrarri qui senclenche au moindre coup de vent. Heureusement, nous vivons dans un quartier assez calme. A la Condesa règne une certaine douceur de vivre qui nous fait presque parfois penser aux petites villes du Sud Cest finalement assez normal, après tout Mexico est une ville latine. Ici les rues sont petites et jolies, il y a des parcs, des petites terrasses partout, et une faune hétéroclite qui se compose détudiants, artistes, familles, bobos, jeunes branchés, ancêtres et tout ce petit monde flâne tranquillement dans les rues boisées ou les axes festifs où salignent les restos et les bars. Notre appartement est très agréable, au sixième étage dun immeuble assez neuf. Il est entouré de grandes baies vitrées, ce qui nous donne une belle luminosité et nous offre une vue plutôt pas mal, nottament sur la Torre Mayor, le plus haut gratte-ciel de la ville. Il est spacieux et une belle chambre damis vous attend! Mais la ville possède mille facettes et chaque quartier a sa spécificité. Il y a Polanco, le quartier des français par excellence (de par la présence du Lycée Français), où lon trouve aussi toutes les enseignes européennes dont les marques de luxe. Le Centre, coeur historique et populaire de la ville qui sarticule autour du Zocalo, la plus grande place du monde (nen déplaise aux Bordelais!) où se dresse une cathédrale impressionante et qui senfonce dun côté Mexico est construite sur les vestiges dun lac et il faut en permanence pomper leau du sol, ce qui a pour effet lenfoncement de certains bâtiments. On peut aussi citer Coyoacan, vieux quartier construit par Cortès qui a su garder son architecture coloniale et qui fait penser à un village, ou les Lomas, quartier chic et résidentiel où se côtoient petite maisons sympas et grandes demeures modernes. Et puis le Paseo de la Reforma, axe mythique qui traverse la ville dest en ouest, tantôt très vert, tantôt entouré de grattes-ciel et le parc de Chapultepec dans lequel se trouvent le zoo et le fameux Musée Anthropologique (que nous navons pas encore visité). Bien sûr, à côté de tous ces quartiers accueillants, il y a une multitude de quartiers défavorisés que nous ne connaissons pas Mais ils sont bien là, même si notre condition dexpatriés et la grandeur de la ville nous le fait parfois oublier. Nous avons aussi expérimenté les tremblements de terre (très impressionant même si aucune casse, surtout au sixième étage), les flics corrompus (je me suis fait littéralement raquettée pour une broutille!) et les tracasseries bureaucratiques du pays. Mais aussi et surtout la gentillesse et la joie de vivre des Mexicains, qui vous font vite oublier leur retard perpétuel et leurs inventions (ne jamais avouer quon ne sait pas!) par un sourire chaleureux et une amabilité sans failles. Vous laurez compris, la ville nous a conquis! Nous aimons y vivre, même si léloignement est parfois difficile à vivre Alors un seul conseil: venez nous voir! Besos a todos, Vio